Non à la destruction du tissu associatif avec la réforme des collectivités
La mort du tissu associatif est programmée.
En effet, les dotations d’État envers ces organisations indispensables à la vie des français avaient déjà été largement réduites depuis 2002. De plus des structures étatiques tel l’INJEP sont devenues des coquilles vides avec une coupe systématique des financements et le retrait de nombreuses missions qui leur étaient confiées.
Ceci dans un contexte, où il n’y a jamais eu autant d’association en France, grâce à la loi 1901, qui autorise la liberté d’association entre les individus. Cela permet aujourd’hui, à des millions de français, de pouvoir s’épanouir dans des activités sportives, culturelles ou encore de solidarité. C’est la richesse de notre sphère associative qui permet, aujourd’hui, à de nombreuses personnes de survivre au quotidien.
Toutes les associations, de n’importe quelle nature, se sont donc naturellement adressées aux collectivités locales pour combler les manques de l’Etat et ainsi maintenir leurs activités essentielles dans la vie de tous les jours. On peut citer en exemple, la région Pays de la Loire qui va investir pour l’année 2010, 43,5 millions d’euros pour la culture, le sport et les loisirs. Ce soutien massif de ces collectivités, n’étant pas une compétence obligatoire, indique un réel intérêt des nos élus pour soutenir les initiatives associatives.
Le problème se pose donc aujourd’hui. La future réforme des Collectivités Territoriales supprimera la clause de Compétences Générales qui permet aujourd’hui, aux départements et aux Régions, de soutenir ces activités hors de leurs champs de compétences obligatoires.
Cette attaque qui vise a muselé ce travail des collectivités, qui malheureusement pour la Droite, sont en majorité de Gauche et font un travail qui est reconnu par le tissu associatif.
Un État qui réduit de plus de 50% les financements pour l’éducation populaire et qui aujourd’hui continue dans sa logique de tuer le milieu associatif. Car comment se financeront telle les associations si elles perdent les derniers partenaires institutionnels qu’elles possèdent ? Certainement les adhérents de ces associations, qui paieront le prix fort !
Nous sommes tous très attachés à l’expansion des associations qui permettent tous les jours d’être un bouclier social contre la politique sarkozyenne.
Il faut donc exiger le retrait dans son ensemble, de la réforme des collectivités territoriales et réclamer une autonomie accrue aux collectivités locales car ce sont elles qui sont au plus près des français.










