Non à la TVA anti-sociale de Sarkozy

Le principe de la TVA sociale est simple, et connu. Il s’agit de réduire les cotisations sociales payées par les entreprises et/ou les salariés, et d’augmenter la taxe sur la valeur ajoutée, impôt payé par tous les consommateurs, afin de compenser la différence. Le terme « sociale » signifie donc que la TVA sert à financer la protection sociale.
Cette hausse de la TVA n’a, en effet, rien de sociale. La TVA est l’impôt le plus injuste car il frappe tout le monde, sans prise en compte des revenus de chacun. Le projet proposé par le gouvernement consiste en une baisse des seules cotisations patronales et une hausse de la TVA de trois points, ce qui la ferait passer à 22.6 %
L'entreprise profiterait à 75 % de ce nouveau cadeau, le salaire net des salariés n'augmentant que de 2 %, au mieux, alors même que, avec la hausse fiscale, son pouvoir d’achat s’en trouverait réduit. Le bénéfice réalisé par l’entreprise serait, pour sa part, en hausse et l’expérience prouve qu’une baisse des prélèvements sur les bénéfices ne se traduit pas par un réinvestissement, l’entreprise préférant conserver ses revenus nouvellement acquis. De plus, les rares produits français manufacturés seraient, de fait, plus chers, ce qui pénaliserait le « made in France » si cher au chef de l’Etat.
Face à ce véritable plan d’appauvrissement des salariés, ouvriers et employés, les socialistes proposent de déplacer une partie des cotisations sociales salariales sur la valeur ajoutée, autrement dit le bénéfice des entreprises. Ainsi, le salaire net de tous les salariés serait augmenté, alors que seul le bénéfice des grands groupes serait véritablement impacté. Cet impact serait cependant minoré par la hausse du pouvoir d’achat accordée aux salariés.










