What the fuck !

Longtemps érigées en exemple pour leurs voisines françaises en ce qui concernait leur intégration au sein de la capitale, les banlieues londoniennes montrent désormais leurs défaillances.
Bien qu’aucun mot d’ordre n’ait été prononcé par les casseurs, les émeutes urbaines qui défraient la chronique ces derniers jours sont bien le signe d’un malaise social qui s’étend à l’ensemble de la Grande-Bretagne et de l’Europe. En effet, il serait trop aisé de d’expliquer les violences qui secouent les grandes villes anglaises par le simple fait de jeunes pilleurs malintentionnés.
A l’instar de la situation que connaissent les banlieues en France, le gouvernement ultra-libéral de David Cameron n’a cessé de détruire le lien social qui existait dans les quartiers populaires de Londres en diminuant drastiquement les subventions allouées aux associations et autres acteurs sociaux présents tout en réduisant le nombre de fonctionnaires de police.
Les émeutes londoniennes n’ont rien de communautaires. Pluriethniques, elles font état de la dégradation de la situation économique de l’ensemble de la population anglaise sans discrimination.
En réponse à la crise financière, le plan de rigueur prévoit une précarisation des classes moyennes et populaires de Grande-Bretagne : diminution du salaire minimal, gel du salaire des fonctionnaires, réduction des allocations familiales, hausse de la TVA…
Qui sème la misère, récolte la colère.










