L’Homme du Passif : Les Francais ne sont pas dupes
Après une période politique marqué par le mépris profond d’un mouvement social d’ampleur, Sarkozy a tenté de reprendre la main sur le terrain médiatique, par un remaniement et une longue intervention télévisée. Malheureusement, le remaniement, quand il n’est pas qualifié d’anecdotique, est marqué par un retour à la droite dure traditionnelle, abandonnant pour l’instant les centristes bon teint.
Quand à sa prestation télévisée, elle relève plus du théâtre que de la politique. Avec des journalistes relégués au rang de faire-valoir de la volonté présidentielle, les affaires judiciaires, Bettencourt-Woerth et Karachi en tête, ont été oubliées. Cela n’a pas pour autant laissé la place à des réponses concrètes au chômage qui s’amplifie, et qui, on nous l’affirme, baissera par miracle l’année prochaine. On ne savait pas le Président de la République aussi proche des mystères divins...
En vérité, Sarkozy peine désormais à « cacher sous le tapis », un passif qu’il traine comme un boulet. Les retraites seraient excédentaires en 2020 ? Oui, à condition que le chômage soit de 4,5%. En attendant, l’État va vider les fonds de tiroir pour compenser les déficits, balançant par dessus bord les services publics et les acquis sociaux, parce que « le problème de la France, c’est qu’elle dépense trop ». On apprend également, que c’est la fiscalité qui avantagerait l’Allemagne. C’est oublier le déficit de taille de nos PME, le déficit énorme dans la recherche, où l’État tient une grande responsabilité. Mieux encore, on voudrait nous faire croire que la France est sortie de la crise, et qu’elle s’en est mieux tirée que ses voisins européens. Justement, l’Allemagne fait deux fois mieux.
Face à tant d’indécence et de mensonges, les Jeunes Socialistes savent une chose : il nous reste moins de deux ans pour faire de l’homme du passif, Nicolas Sarkozy, l’homme du passé.










