Justice et Liberté
Le premier ennemi des forces de l'ordre : la politique du chiffre
Initié sous le gouvernement Jospin, la politique du chiffre en matière de sécurité a été complètement dévoyée dès 2002 par le ministre Sarkozy. De la volonté d'établir autant que possible des statistiques pour estimer le phénomène criminel et donc être dans la capacité de mieux y répondre, la politique du chiffre est devenu une simple méthode d'évaluation des forces de l'ordre. Pire, c'est devenu le seul critère d'évaluation des agents, des services et des administrations de police et de gendarmerie. La seule chose qui importe désormais, c'est que les statistiques rendues par les services soient suffisamment satisfaisant du point de vu du ministère pour permettre une présentation à la presse. M Guéant s'y est d'ailleurs essayé le 16 janvier dernier Les conséquences sont de deux ordres. Au vu de la pression qui est mise sur les représentants de l'Etat qui auraient de mauvais chiffre (un exemple médiatique fut les réunions où étaient récompensés les 5 « meilleurs » préfets et blâmé les 5 derniers), les agents à tous les niveaux ont commencé à s'arranger avec les chiffres et à cibler la délinquance la plus rentable au regard des statistiques. Si un service a besoin d'un haut taux de résolution des affaires (taux d'élucidation), il suffit de cibler la délinquance où on attrape le coupable en même temps que l'on constate l'infraction : usage de drogue, infraction routière, émigration illégale, … Si un service à besoin de plus d'infraction pour monter ses « scores », il suffit de se poster les vendredis et samedis soirs à la sortie des bars et boites accessible uniquement en voiture : c'est l'assurance d'un nombre conséquent d'infractions de conduite en état d'ébriété. Le tout se fait au détriment de la lutte contre la criminalité organisé, contre les réseaux de drogue, de prostitution et de passeurs ou encore contre la criminalité économique : toutes requièrent des moyens et du temps et ne sont donc pas rentable au regard des statistiques. Lire la suite... Ajouter un commentaire
Demandeurs d'asile : Menacés dans leur pays, humiliés en France
L'asile est la protection qu'accorde un État d'accueil à un étranger qui ne peut, contre la persécution, bénéficier de celle des autorités de son pays d'origine. Le 7 octobre 2009, 9 afghans ayant fait une demande d’asile en France ont été renvoyés dans leur pays en charter. La politique du droit d'asile devient de plus en plus expéditive dans son traitement des demandes. « La France terre d'accueil » n'a jamais été autant en danger. La situation actuelle Il y a un délai d’environ 18 à 24 mois entre le moment où la demande d’asile est formulée et le moment où elle est acceptée en France. Pendant cette période, les demandeurs d'asile sont dans une situation de précarité extrême: ils n’ont pas le droit de chercher du travail pendant la durée du traitement de leur dossier et doivent vivre avec 10€ par jour. Par ailleurs, il y a un manque de logement pour ces demandeurs d’asile, certains se trouvant sans logement en périphérie de Paris. Il y a une distinction entre un demandeur d'asile sur territoire ou aux frontières : en effet l’Etat français essaye à l’heure actuelle de juguler ces demandes d’asile dès la frontière en mettant en place des procédures expéditives pour s'en débarasser purement et simplement avant qu’ils n’entrent sur le territoire français. Une fois sur le territoire, ils bénéficient en effet de mesures d’aides et de droits dont l'État ne peut se défaire. Il existe 4 critères permettant une procédure prioritaire de refus des demandes : -Les demandes Convention de Dublin (Accord international prévoyant une répartition des demandes d'asiles entre les pays signataires selon « les liens des demandeurs d'asile » (langue, famille, ...) -Si le pays d’origine fait partie de la liste de pays considérés comme sûrs par la France -Si le demandeur risque de représenter une menace à l'ordre public -Lors de demande d'asile considérée comme abusive (recours contre arrêté d'expulsion, multiples demandes, …) Le dossier est exclusivement en français et il n’y a pas la possibilité de compléter son dossier en cours de procédure (sauf cas exceptionnel comme un changement majeur dans le pays d'origine ...) L’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) est chargé de l'application des textes français et des conventions européennes et internationales relatifs à la reconnaissance de la qualité de réfugié et d'apatride. Cet organisme manque à l’heure actuelle de moyens ce qui entraine un allongement des délais de réponse (actuellement 18 à 24 mois de délai), et par voie de conséquence les coûts par demandeur d’asile (10€/jour + hébergement) Pour nous, la France, patrie des droits de l'homme, ne peut transiger sur son devoir de protection des victimes de tyrannies. Les jeunes socialistes de Loire-Atlantique soutiennent la police, la justice et les SPIPs : le gouvernement doit proposer des moyens supplémentaires à la JusticeLes attaques régulières dont ils font l’objet viennent d’unir les représentants de la police et de la justice contre ce gouvernement. Le manque de moyen de la justice, et la baisse du budget de la police expliquent l’impuissance de ces services à assurer leurs missions. La pratique systématique du bouc émissaire doit cesser, le gouvernement doit se remettre en cause. Les Jeunes Socialistes de Loire-Atlantique les soutiennent dans leur combat et vous invitent à signer la pétition de soutien au mouvement Xénophobie, racisme, intolérance et amalgame : Bienvenue en SarkozieCes quelques mots suffisent à décrire le discours de Grenoble. Nicolas Sarkozy ne présente aucune constance sur le fond de sa politique. Seule l’ambition de conserver son trône en 2012 apparaît comme fil conducteur de ces dernières années. Tantôt républicain et écologiste, tantôt religieux et sécuritaire . Pour mémoire, après avoir tant vanté son Grenelle de l’environnement, il s’était permit d’affirmer : « « Toutes ces questions d’environnement, […] ça commence à bien faire » La reprise des thèses racistes des Le Pen et des De Villiers, constitue un pas dangereux du président à idéologie variable. Dangereux pour la cohésion de ne société. Dangereux pour les valeurs des Droits de l’Homme que la France porte depuis deux siècles. Dangereux de par la réhabilitation des idées appliquées en 39-45. On devrait mériter sa nationalité ? Mais alors qu’en est il des évadés fiscaux ? Qu’en est il des ministres utilisant joyeusement l’argent public à des fins personnelles ? Ne font ils pas preuve d’autant incivisme que n’importe quel délinquant ? La République ce n’est pas la responsabilité collective de communautés ni l’impunité des prétendues élites, c’est l’égalité de chaque citoyen devant la loi et la justice. Mais ne nous y trompons pas. Ce discours est peut être avant tout destiné à faire diversion de la réforme des retraites et d’un ministre du travail empêtré dans les affaires. Pour nous détourner de cette réforme injuste et non viable. Injuste car elle ne prend pas en compte la réalité des conditions de travail de millions salariés. La pénibilité des ouvriers, des travailleurs de nuit ou précaires y est totalement dévoyés. La réforme ne repose que sur un effort des travailleurs et ne taxe le capital qu’à la marge. Non viable, car elle ne prépare pas l’avenir. Même en puisant dans un fond de réserve, la réforme ne pourvois que 25 milliards d’euros sur 45 estimés nécessaire à l’horizon 2025. Au vu du symbole que cette réforme est devenue, nous ne vaincrons que par un rapport de force avec le gouvernement. Par la manifestation et la grève ! |













