Xénophobie, racisme, intolérance et amalgame : Bienvenue en Sarkozie
Ces quelques mots suffisent à décrire le discours de Grenoble. Nicolas Sarkozy ne présente aucune constance sur le fond de sa politique. Seule l’ambition de conserver son trône en 2012 apparaît comme fil conducteur de ces dernières années. Tantôt républicain et écologiste, tantôt religieux et sécuritaire . Pour mémoire, après avoir tant vanté son Grenelle de l’environnement, il s’était permit d’affirmer : « « Toutes ces questions d’environnement, […] ça commence à bien faire »
La reprise des thèses racistes des Le Pen et des De Villiers, constitue un pas dangereux du président à idéologie variable. Dangereux pour la cohésion de ne société. Dangereux pour les valeurs des Droits de l’Homme que la France porte depuis deux siècles. Dangereux de par la réhabilitation des idées appliquées en 39-45.
On devrait mériter sa nationalité ? Mais alors qu’en est il des évadés fiscaux ?
Qu’en est il des ministres utilisant joyeusement l’argent public à des fins personnelles ?
Ne font ils pas preuve d’autant incivisme que n’importe quel délinquant ? La République ce n’est pas la responsabilité collective de communautés ni l’impunité des prétendues élites, c’est l’égalité de chaque citoyen devant la loi et la justice.
Mais ne nous y trompons pas. Ce discours est peut être avant tout destiné à faire diversion de la réforme des retraites et d’un ministre du travail empêtré dans les affaires.
Pour nous détourner de cette réforme injuste et non viable. Injuste car elle ne prend pas en compte la réalité des conditions de travail de millions salariés. La pénibilité des ouvriers, des travailleurs de nuit ou précaires y est totalement dévoyés. La réforme ne repose que sur un effort des travailleurs et ne taxe le capital qu’à la marge.
Non viable, car elle ne prépare pas l’avenir. Même en puisant dans un fond de réserve, la réforme ne pourvois que 25 milliards d’euros sur 45 estimés nécessaire à l’horizon 2025.
Au vu du symbole que cette réforme est devenue, nous ne vaincrons que par un rapport de force avec le gouvernement. Par la manifestation et la grève !










