Protection sociale
Luttons contre les attaques sociales de Monsieur Baroin !Le 6 juillet, François Baroin, ministre du Budget, a annoncé la suppression de nombre d’aides sociales à destination de jeunes, des chômeurs et de handicapés : réduction du nombre des emplois aidés, recul sur la revalorisation de l’allocation pour adulte handicapés (AAH). Mais les jeunes ne sont pas oubliés : le gouvernement projette une diminution de fait de l’APL (aide personnalisée au logement, alors que beaucoup d’entre eux ont déjà difficultés pour se loger. La droite justifie ces mesures révoltantes en prenant prétexte de l’aggravation des finances publiques . Mais c’est elle qui, par sa gestion désastreuse, a plombé les comptes de la Nation. La dette publique a commencé à s’aggraver dès 2002, bien avant la crise. Si l’aggravation de la dette n’est pas une solution, il serait irresponsable et criminel de faire porter le poids des erreurs de la droite sur ceux qui souffrent, à savoir ces mêmes jeunes, chômeurs et handicapés pourtant aujourd’hui visés. Nous refusons cette société où les plus précaires payent pour les plus riches, où l’on rogne sur les revenus de ceux qui ont peu sans jamais vouloir toucher à ceux des plus riches. Nous lui opposons plusieurs alternatives : d’abord, la fin du bouclier fiscal et le rétablissement d’un impôt juste qui fasse contribuer chacun en fonction de ses moyens. Ensuite, l’établissement d’une allocation d’autonomie qui permette à chaque jeune de faire son entrée dans la vie active sans être enfermé dans la précarité pour plusieurs années. Nous proposons également la mise en place d’un bouclier logement qui limite à 25% la part du budget consacrée au logement pour les plus modestes. L’article sur le Post —>ici<— Ajouter un commentaire
Le RSA, un pansement face à la précaritéFace aux difficultés du salariat (pouvoir d’achat, temps partiel), le gouvernement ne répond que par le RSA. Cette mesure n’est qu’une mesure pansement et ne traite pas le problème de fond : la paupérisation grandissante des travailleurs. Ces dernières années, les faibles revalorisations du SMIC et de l’ensemble des salaires, souvent en dessous de l’inflation, ont mis en difficulté les salariés. La conséquence : baisse du niveau de vie et des fins de mois plus difficile pour les classes populaires et moyennes, le tout additionné à la hausse de l’immobilier. La fragilisation des formes de contrat de travail, avec le développement des différentes formes de contrats précaires (CDD, intérim et temps partiels subis) a pour conséquence des mois incomplets de travail. Et donc de salaire. Or, le RSA n’y répond que partiellement, puisqu’il ne s’adresse pas au jeunes travailleurs de moins de 25 ans et ne donne que comme objectif une rémunération proche du SMIC ! De plus si la situation reste telle quel aujourd’hui, voir empire, la question du financement de cette mesure sera de plus en plus problématique si le temps partiel se développe. La logique même de la loi est discutable. Pour les Assedics, le patronat cotise, pour le RSA, c’est le contribuable. Ce n’est pas à l’état de financer une partie des rémunérations des salariés pour pallier les défaillances de l’entreprise. Notre solution, c’est faire payer au patronat le coût de certaines de leurs pratiques !! Les contrats de travail précaires ne doivent pas dépasser un certain pourcentage de la masse salariale. Ce taux devra être défini pas secteur d’activité pour colle aux réalités des métiers. Les entreprises dépassant ce taux devront être taxées comme le propose les syndicats. Quant aux salaires, c’est par une réelle augmentation (au-dessus de l’inflation) que le travail salarié sera avantageux pour les allocataires du RMI. Certains diront que c’est irréaliste et que ce n’est pas le moment. Mais si l’on regarde la part qu’a pris la rémunération du capital par rapport aux salaires, on sait que les réserves d’argent sont là. |











