Le RSA, un pansement face à la précarité
Face aux difficultés du salariat (pouvoir d’achat, temps partiel), le gouvernement ne répond que par le RSA. Cette mesure n’est qu’une mesure pansement et ne traite pas le problème de fond : la paupérisation grandissante des travailleurs.
Ces dernières années, les faibles revalorisations du SMIC et de l’ensemble des salaires, souvent en dessous de l’inflation, ont mis en difficulté les salariés. La conséquence : baisse du niveau de vie et des fins de mois plus difficile pour les classes populaires et moyennes, le tout additionné à la hausse de l’immobilier.
La fragilisation des formes de contrat de travail, avec le développement des différentes formes de contrats précaires (CDD, intérim et temps partiels subis) a pour conséquence des mois incomplets de travail. Et donc de salaire. Or, le RSA n’y répond que partiellement, puisqu’il ne s’adresse pas au jeunes travailleurs de moins de 25 ans et ne donne que comme objectif une rémunération proche du SMIC !
De plus si la situation reste telle quel aujourd’hui, voir empire, la question du financement de cette mesure sera de plus en plus problématique si le temps partiel se développe. La logique même de la loi est discutable. Pour les Assedics, le patronat cotise, pour le RSA, c’est le contribuable. Ce n’est pas à l’état de financer une partie des rémunérations des salariés pour pallier les défaillances de l’entreprise.
Notre solution, c’est faire payer au patronat le coût de certaines de leurs pratiques !! Les contrats de travail précaires ne doivent pas dépasser un certain pourcentage de la masse salariale. Ce taux devra être défini pas secteur d’activité pour colle aux réalités des métiers. Les entreprises dépassant ce taux devront être taxées comme le propose les syndicats. Quant aux salaires, c’est par une réelle augmentation (au-dessus de l’inflation) que le travail salarié sera avantageux pour les allocataires du RMI. Certains diront que c’est irréaliste et que ce n’est pas le moment. Mais si l’on regarde la part qu’a pris la rémunération du capital par rapport aux salaires, on sait que les réserves d’argent sont là.










